J'ai achevé ma
course
Vient un
moment dans la vie
où ce n'est plus nous qui conduisons.
Les forces nous manquent,
les ressources nous font défaut,
la science ne peut plus rien pour nous.
Les appuis humains sont tous épuisés.

Le seul appui qui reste, il est divin:
c'est le Seigneur lui-même.
Nous savons qu'il ne nous laissera pas tomber,
que nous pouvons nous reposer sur lui
comme sur un roc solide.

Il nous faut, un jour ou l'autre,
nous abandonner à lui,
en toute confiance et sérénité,
comme un petit enfant
tout contre le coeur de son papa.

Cela prend souvent toute une vie
pour faire l'apprentissage
de cet abandon total au Seigneur.
Après avoir appris à abandonner
ses biens, sa santé, ses proches,
on est mûr pour s'abandonner au Seigneur.

Le véritable amour de soi
ne saurait s'arrêter avant d'avoir atteint
ce sommet de détachement
ou plutôt
ce sommet d'attachement au Seigneur.

C'est alors qu'on retrouve tout,
en plus, en mieux, au centuple,
mais autrement.
Auteur: Jules Beaulac
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