Vendredi


Jadis, on disait que le vendredi
était un jour destiné à célébrer
le Sacré Coeur de Jésus.



seras-tu étonné, mon Dieu, si je te dis
que je suis un peu mal à l'aise
avec ces cultes qui semblent diviser ton fils
pour honorer, soit son coeur, soit sa face, soit ses mains ?
Je préfère parler de Jésus et de son amour pour nous.



Mais, à bien y penser, c'est peut-être à cet amour de Jésus
que nous renvoie le culte du Sacré-Coeur.
Comme il a aimé, ton fils !



Il a aimé les enfants et celles et ceux qui leur ressemblent
jusqu'à leur promettre ton Royaume.



Il a aimé les malades, les infirmes, les exclus
jusqu'à les guérir, à les faire marcher, à les réintégrer.



Il a aimé les pécheresses et les pécheurs
jusqu'à manger avec eux et à les appeler à sa suite.



Il a aimé ses bourreaux qui l'ont condamné et crucifié
jusqu'à leur pardonner et à les excuser devant toi.

Comme il a aimé, ton fils!
Comme il nous a aimés !
Comme il t'a aimé !



Seras-tu étonné, mon Dieu, si je te dis
que, parfois il m'est difficile d'aimer.
Oui, j'ai de la difficulté à aimer ce médecin un peu rude,
cette voisine qui se plaint toujours
et même ma fille qui m'a placé en centre d'accueil.



Mais, aujourd'hui, c'est vendredi
et je te demande de me rendre capable d'aimer
à la manière de ton fils Jésus.


                             Auteur:  Denise Lamarche



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