Un homme à la mer


Un passager d'un bateau-ferry vient de tomber à l`eau.
Avec l'énergie du désespoir, il se cramponne à une petite épave,
un cageot à fruits, qui danse sur la crête des vagues.

Sa main s'y accroche et il refuse de lâcher prise pour saisir la bouée
 qui vient de lui être lancée.
Il faut l'arrivée sur place du canot de sauvetage pour le sauver
 de la noyade.

Il avait failli perdre la vie à cause de la confiance qu'il mettait
dans ce qui n'était d'aucun secours.
N'est-ce pas là une image de l'attitude de l'homme en général?


Combien s'enfoncent ainsi irrémédiablement en s'accrochant
avec énergie à quelque chose d'aussi fragile que cette petite épave?

Ce peut être à une philosophie qu'on fait confiance ou à un maître
 à penser qu'on suit aveuglément.
Des générations se sont ainsi égarées sans avoir eu le temps de s'apercevoir
 que celui qu'elles admiraient ne savait pas lui-même où il allait.

Ce peut être une affaire qui mobilise les forces, les pensées,
mais quand le but sera atteint, que restera-t-il ?


Celui qui construit sa vie sans fondement solide est comparé
par Jésus à un homme qui construirait sa maison sur le sable.
Un orage violent et c'en est fait de la construction.


Le seul fondement possible c'est le roc, c'est -à dire Christ lui-même,
 pour la vie et pour la mort.
L'avons-nous cherché,
l'avons-nous tous trouvé?



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