Toi, le bon pasteur...
(Jean, 10, 27,30)
Seigneur, tu t’es présenté à nous comme le bon Pasteur :
Qu’il est réconfortant de t’avoir comme guide, comme protecteur!
Tu sais si bien nous rassembler, nous instruire et nous aimer!
Tu es la force tranquille qui rassure les plus faibles;
Tu es la sérénité qui calme les plus impétueux.

Lors de ton départ, tu nous as invités à devenir des pasteurs.
Tu nous en as donné le goût… et les moyens aussi!
La tâche est énorme, nous le savons…
Mais réalisable, avec ton aide, ça nous le savons aussi!

Je constate qu’il n’est pas facile de rassembler,
de le faire en ton nom, de le faire sans se décourager.
Ma foi me permet de croire qu’il est possible d’être pasteur,
de protéger les plus faibles, de donner une espérance,
de soulager l’opprimé et d’accompagner l’esseulé.

Je crois à cette mission de pasteur, du moins jusqu’à ce que…
… jusqu’à ce que ton disciple Jean, tu sais, le bien-aimé,
me parle que le bon Pasteur est aussi l’agneau immolé.
L’éventualité de devenir un « immolé » pour te suivre me fait peur,
tellement peur… au point d’hésiter, de devenir tiède.
Ma foi est-elle si petite pour que je ne comprenne pas ta parole :
« Le plus grand amour est de donner sa vie pour ses amis? »

Je sais que toi aussi tu as eu peur, un jour, à Gethsémani!
Cependant, tu as eu la force de combattre cette peur en disant :
« Père, non pas ma volonté, mais la tienne »
Cette parole-là, Seigneur, je ne puis encore la dire, pas encore!
Rassembler, te nommer, j’essaie de le faire, malgré mes fragilités,
mais le renoncement total, pourquoi ne le puis-je pas?

Je constate que je ne suis qu’une faible brebis,
trop fragile pour être un bon pasteur… du moins certains jours.
Est-ce ainsi que tu me désires, que tu m’espères, Seigneur?
Est-ce que la parole de Paul, celui que tu as interpellé :
« C’est lorsque je suis faible que je suis fort »
Saura faire de moi le pasteur dont tu as besoin,
malgré " l’ immolé " qui frémit, qui craint, qui s’ignore?
Auteur: Marc Benoît©
marc.benoit@cgocable.ca
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