Pourquoi pas la veille ou le lendemain ?


Me voici encore aujourd’hui, Seigneur, à me nourrir de ta Parole :
Elle est vraiment nourriture et réconfort, lumière et balise pour ma vie,
elle est aussi une source de questionnement et d’incompréhension
lorsque je pense que tout aurait pu être si facile pour toi et les tiens.


Tu te demandes sûrement ce qui me bouleverse, ce qui me dérange tant?
Sans connaître le nombre de tes audaces, car je ne les ai pas comptées,
je m’interroge sur le fait que tu aies voulu, volontairement, agir…
Pour provoquer, entre autre lors des Sabbats, ces jours sacrés de Dieu.
C’est comme si tu avais voulu le faire pour exciter la susceptibilité.


Pourtant, il aurait été si facile de le faire la veille ou le lendemain?
Tu n’étais pas sans savoir que tu mettais tes suivants dans l’embarras!
Tes disciples étaient interpellés et conspués à cause de tes initiatives.
Cela n’a pas semblé te déranger puisque tu as continué à guérir,
à provoquer le Sanhédrin et d’autres irréductibles de la Loi de Moïse.


Aujourd’hui, je comprends mieux le fond de ta pensée, de ta motivation.
Tes paroles, pour te justifier, étaient mystérieuses, dérangeantes :
« Le Sabbat a-t-il été fait pour l’homme ou l’homme pour le Sabbat? »
« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
J’aurais eu de la difficulté à répondre à tout cela à ce moment-là.


Aujourd’hui, pour te suivre, est-ce que je dois bousculer, provoquer,
car c’est bien ce que je comprends de ton exemple, de ta vie?
Tu me bouscules, mais tu m’as laissé un message clair, Seigneur :
Agis, interpelle, ose, ébranle les fondements qui méritent de l’être :
Pour agir en ton nom, il ne saurait être question de lendemain!
Quant à la veille, elle appartient désormais au « j’aurais donc dû… »



                                            Auteur: Marc Benoît
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                                               marc.benoit@cgocable.ca



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