Je ne te connaissais que par
ouï-dire,
maintenant, mes yeux t'ont vu!
( Jb 42, 5 )
J’ai appris de
mes parents que, par leur amour,
Tu m’avais créé et, par l’eau, tu m’avais nommé.
Encore enfant, je t’imaginais plus que je ne te voyais;
J’ai appris à te sentir, sans te voir, au fil de mes prières.

J’ai emprunté
les chemins que d’autres me montraient;
Ceux que tu avais pavés d’amour et de miséricorde.
Je m’en suis écarté, sans conviction, à plusieurs reprises,
Attiré par la séduction des foules anonymes et superficielles.

Mais le
sentier de ma vie était désert et sans guide;
Nombre de fois, je me suis perdu, désespéré, contrit.
Heureusement, il y avait toujours une halte, un refuge,
Où ton amour m’attendait pour accueillir mon égarement.

Toute ma vie, à travers maints projets, je t’ai cherché;
J’avais juste oublié de regarder au fond de moi-même.
Tu étais là; je ne pouvais toujours pas te voir, t’imaginer;
Je me
résignai; je ne te connaissais que par ouï-dire

MAINTENANT,
MES YEUX T’ONT VU!

Aujourd’hui,
j’ai traversé ce fleuve qui coule entre deux vies,
Ce passage inévitable, mystérieux, que tant des miens craignent.
Il mène à l’indicible amour que j’avais trop peu compris:
Je suis comblé, car, maintenant, nous sommes face à face!

Tu
m’accueilles comme si je t’étais familier depuis toujours,
Tu parles de mes routes, de mes déserts, de mes fêtes, de moi.
Et moi qui ne te connaissais que par ouï-dire,
Maintenant, mes yeux t’ont vu, t’ont enfin vu!
Auteur: Marc Benoit©
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