Qu'est-ce
qu'une maman?
Nous
avons attendu longtemps ta naissance, mon
enfant... bien plus longtemps que les dix mois
lunaires
dont on parle dans les livres. Nous avons
attendu
des années. Je désespérais de devenir père.
Mais
ta mère restait confiante:
Une maman, ça s'appelle Espérance.
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Finalement, nos prières furent exaucées,
et tout près
du coeur de ta maman, Dieu déposa ton âme pour
qu'elle puisse l'habiller d'un corps humain,
travail
long et difficile. Pour toi, ta maman a troqué
une
partie de sa santé. Mais elle ne s'est jamais
plainte.
Elle était heureuse:
Une maman, ça s'appelle Amour.
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Puis tu es arrivé, comme un dictateur,
bouleversant
notre vie et nos habitudes. Tu étais belle à
croquer mais
tu avais le don d'exaspérer. Si la dernière
gorgée de ton
biberon te déplaisait, tu la redonnais
n'importe où,
n'importe quand, sans formalité. Et lorsque ta
mère
t'avais lavée, pomponnée, parfumée, qu'elle
t'avait vêtue
de ta robe que je préférais pour aller visiter
des amis, tu
nous faisais un de ces dégâts à faire rêver
un homme
du célibat. Pour adoucir mon humeur
massacrante,
ta maman se mettait à rire. Et hop! elle
t'amenait dans
la chambre en minaudant: "Petite coquine,
va!" Dix
minutes plus tard, toutes les traces de ton
exploit étaient
disparues et ta mère me présentait mon
héritière plus
ravissante qu'auparavant.
Une maman, ça s'appelle Patience.
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Tu as eu une bicyclette parce que ta mère
n'a pas eu
une montre neuve. Tu as un "baladeur"
parce que ta
mère n'a pas acheté le bibelot dont elle
rêvait. Tu reviens
de chez la coiffeuse parce que ta mère se met
des bigoudis.
Ta maman s'est privée d'une foule de petites
choses,
et aussi de grandes. Que de voyages elle a
sacrifiés, que
d'heures de sommeil elle a cédées, que
d'inquiétudes
elle a déposées aux pieds du Créateur pour
que tu
grandisses heureuse:
Une maman, ça s'appelle Renoncement.
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Tu te crois grande et tu rêves
d'indépendance. Tu veux
voler de tes propres ailes, et je conviens que
c'est naturel.
Mais tu n'es pas aussi sage que tu crois. Tu
feras de
faux-pas et force me sera de te sévir, c'est un
devoir.
Mais toujours maman sera là pour te prendre
dans
ses bras, cueillir tes larmes de repentir, pour
t'embrasser,
même quand tu l'auras blessée profondément:
Une maman ça s'appelle avant tout Miséricorde!
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(Lettre d'un père à sa fillette)
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