Les quatre
saisons
Printemps
Merveilleux
printemps, doux temps du renouveau,
tu t'attaques à l'hiver, le brisant en
morceaux,
et la puissance de ton soleil cristallise,
cette neige noircie où l'on s'enlise.
Le bourgeon éclate sous la poussée de la
feuille,
verdoyante dans la lumière qui l'accueille.
Et nos oiseaux, exilés par le glacial
envahisseur,
reviennent chanter, au matin, ses premières
lueurs.
Le semeur, de sa charrue, redit bonjour à la
terre,
confiant à chaque sillon les jeunes pousses de
sa serre.
Merveilleux printemps, lorsque tu auras tout
préparé,
tu prendras ton repos dans la quiétude de
l'été.
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Été
Et toi, mon bel été, nul besoin de
présentation,
tout devient effervescence au prononcé de ton
nom.
Ta nature, en pleine maturité, nous offre ses
richesses,
ouvrant les portes de son royaume, telle une
princesse.
Tu recueilles, sous ton dôme, tous ces cris
d'enfants,
qui saluent ta chaleur et tes orages violents.
Tu nous fais quitter nos maisons, nos villes,
pour nous noyer dans tes vergers à exciter nos
papilles.
Sous ta bienveillance, les champs sont devenus
aquarelles,
que les volées d'oiseaux admirent à tire
d'aile.
Mais toi aussi, tu as une fin et lorsque l'heure
sonne,
tu dois te retirer et faire place à l'automne!
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Automne
Bel
automne, tu es si incompris,
à mal te connaître, on te témoigne du
mépris.
Tu es celui qui met fin à nos vacances,
mais sans toi, pas de moissons, pas de
vendanges.
Moi je t'aime pour la qualité de ton pinceau,
qui pare la nature de son plus beau manteau.
Sous le tapis de feuilles, le sol fraîchement
dégarni,
y trouvera le repos du travail accompli.
Même si la nature ne t'accorde pas son plus
beau ciel,
sa mort, que tu provoques, nous est essentielle.
Sache mon bel automne, que tu resteras toujours,
la fleur la plus estimée du jardin de mes
amours!
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Hiver
Voilà
qu'enfin l'hiver arrive à son tour,
avec sa froideur et ses jours trop courts.
Ceux qui se plaignent de toi n'ont pas toujours
tort,
lorsque tu arrives trop tôt et nous quittes si
tard.
Je dois reconnaître tes grands talents de
sculpteur,
qui transforment une nature décharnée en
admirable splendeur.
Tu recouvres le sol de milliers de cristaux de
neige,
qui, en tourbillonnant, nous éblouissent de
leur manège.
Et tout ce que nous permet de faire cette
blanche richesse,
devrait nous inciter à te porter plus de
gentillesse.
Si je m'efforce de t'aimer avec mon coeur
d'enfant,
J'apprendrai à nouveau à t'apprécier
comme avant.
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Auteur:
Marc
Benoit©
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