Je m'abandonne
C'est
drôle comme on est bâti :
on passe sa vie à vouloir améliorer son sort.
C'est
bien normal et bien légitime.
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Ce qui est drôle et finalement assez dramatique
c'est que, pour arriver à cela,
on commence ordinairement
par accumuler des biens de tous genres :
des objets, des avoirs, des argents, des titres...
puis, ce qui est déjà mieux,
des
relations, des connaissances, des amis...
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Il y a, paraît-il, dans la vie,
un temps pour recevoir, pour accumuler, pour avoir,
puis un temps pour donner, pour abandonner,
et
enfin un temps pour se donner, pour s'abandonner.
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C'est
que, tôt ou tard, on découvre
que le seul bien qu'on emportera après sa mort,
ce n'est pas celui qu'on aura gardé pour soi
mais
bien celui qu'on aura partagé ou donné.
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La
seule vraie richesse,
au bout du compte et... au bout de la vie,
ce n'est pas ce qu'on aura conservé pour soi
mais
bien ce qu'on aura abandonné aux autres.
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C'est
s'aimer
d'un grand amour et d'un bon amour
que de découvrir cela au plus tôt
et
surtout de le pratiquer.
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C'est
surtout apprendre
qu'on n'arrivera pas à l'abandon de soi,
si nécessaire et si vital,
si, au préalable, on n'a pas pratiqué
l'abandon de ses biens.
Auteur: Jules Beaulac