Celui en
qui je crois
(suite)
Dans
l'évangile, on nous parle de la transfiguration de
Jésus.
Je
vous partage donc ce que la transfiguration de
Jésus me
laisse comme message.

Je dirais qu'elle m'interpelle beaucoup et cet
évangile me permet de regarder de près ce que je
vis en ce
moment comme expérience de vie.

Depuis mon arrêt de travail en novembre dernier,
je réalise que
c'est vraiment le Seigneur qui m'a conduit à la
maison de prières.
Dans cette maison, c'est là que j'allais me
réfugier avec ma souffrance,
dans les bras du Seigneur. À Lui, je pouvais tout
dire ma peine, mes
peurs, mon angoisse et Il m'écoutait. J'allais
marcher dehors et je
priais mon chapelet pour demander à Maman Marie de
me conduire
davantage vers son Fils. Être dehors, dans la
nature me facilite aussi
l'intériorisation, parce que je vois la nature
comme étant la plus belle
et la plus grande cathédrale de Dieu. Je me sens
prêt de Dieu dans la
nature, je me sens dans Sa maison.

Dans la vie, il arrive souvent qu'arrivé dans la
cinquantaine, les
gens font une remise en question de leur carrière,
de leur façon
de vivre et ils réorientent leur vie de façon très
différentes.
Changement de carrière, changements dans leurs
valeurs, etc...

Moi, je n'ai pas à faire ce choix, la vie l'a fait
pour moi. Lorsqu'on
m'a dit que j'allais perdre mon emploi, mon
premier réflexe, je dirais
naturel, a été de me tourner vers Dieu. Je me suis
retrouvée à
l'Eucharistie tous les matins et à l'adoration
tous les après-midi sans
me poser de questions. Tranquillement, avec cet
horaire, j'y ai retrouvé
ma paix intérieure. Un jour, une personne m'a
suggéré d'aller partager
ce que je vivais avec un moine. C'est ce que j'ai
fait, il m'a demandé
de me mettre à l'écoute de mon coeur et d'écrire
ce qui montait en moi.
Moi qui n'écris jamais, parce que je n'aime pas
écrire, j'ai pensé que
je n'y arriverais jamais. Surtout qu'il m'avait
dit: Tous les jours !!!

Cela m'a obligé à me mettre souvent à l'écoute de
mon coeur. À ma
grande surprise, il y montait des inspirations,
des paroles inattendues,
des réponses, des choix à faire dans ce que je
vivais. Écrire m'a beaucoup
aidé. Aller rencontrer ce moine et lui partager
mes écris m'a rassuré
sur ce que je vivais.

Je sens un appel profond à un changement de vie
assez radical.
Comme Jacques, notre curé disait: il faut se
débarrasser du vieil
homme en soi pour laisser naître le nouveau. Mais
cela ne se fait pas
en une journée et sans détachement...
La transformation d'un être peut se faire à coup
d'efforts, de bonne
volonté, dans la prière et l'aide de Dieu. Mais la
transfiguration d'un
être, Dieu seul peut la faire. Il n'a surtout pas
besoin de mon aide,
seulement de mon "oui". Comme celui de Marie à
l'Annonciation. Après,
ce qu'il attends de moi, c'est l'abandon confiant
et total du petit enfant
envers son Père. Cet abandon et cette confiance
qu'Il me demande, je vais
les chercher dans ce qu'Il nous a laissé de plus
grand en ce monde,
la célébration de l'Eucharistie et le sacrement de
réconciliation. Je crois
de toute mon âme et de tout mon être à la présence réelle, vivante et
agissante dans la Sainte Hostie, c'est pourquoi je
vais souvent adorer
le Saint Sacrement, parce que je sais que dans le
silence de Sa présence,
Il m'aime follement et qu'Il m'appelle à me
laisser transfigurer par Son
amour infini, pour accomplir en moi Son dessein
d'Amour pour moi.
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