Pourquoi
moi ?
Qui ne sait pas poser cette question au moins
une fois
dans sa vie? Moi, je l'ai répété et répété
à plusieurs
reprises. Le directeur de l'école m'appelait
constamment
pour les absences de ma fille, pour son
comportement. Il
me disait que ma fille consommait de la drogue,
de la
boisson, n'avait aucun respect. J'ai rencontré
le directeur
car il avait décidé de placer ma fille dans
une classe d'appoint.

Je me sentais tellement découragée, attristée
et encore une
fois impuissante devant tout cela, sachant que
ma fille
était intelligente et qu'elle était entrain de
gaspiller son
avenir, sa santé. Je ne savais plus quoi faire.

À partir de là, j'ai décidé de me prendre en
main. Je me
suis inscrite à des cours de "Parents d'Adolescents",
car
j'étais consciente à quel point j'étais
vulnérable devant le
comportement de mes ados et qu'il me manquait
d'informations
devant toutes ces situations que je vivais dans
mon
quotidien. Les cours m'ont aidé à comprendre
un peu
plus mes ados et surtout à voir mes forces
intérieures, mes
droits en tant que parents, ce que je pouvais
dire ou
faire sans me sentir coupable. Les cours
d'Analyses
Transactionnelles m'ont sauvé et ont sauvé ma
fille.

Je me suis découverte au plus profond de mon
être. Toutes
les forces que j'avais et que j'ignorais. J'ai
fait un grand
ménage intérieur. Je n'ai jamais regretté
tout ce temps
investi pour moi. Je découvrais que j'en valais
la peine.
Et j'ai compris beaucoup de choses, pourquoi
j'étais incapable
de me situer, de me dire soit face à ma fille
ou aux autres.

Durant toute ma jeunesse, on me disait
constamment:
"Tais-toi, je ne veux plus t'entendre dire
un autre mot",
"Ferme-la", plus un mot. Malgré tous
les cours que j'ai
suivi, plus rien n'allait avec ma fille. Je me
sentais
coupable de me poser la question à savoir si je
l'aimais.

Je ne la reconnaissais plus. Je n'avais plus
confiance en
elle. Elle me volait, elle me mentait. En
dernier lieu, je
vivais même un sentiment d'indifférence et je
ne me sentais
pas bien là-dedans et surtout coupable. Je
savais que je
ne pouvais rien faire pour changer ma fille mais
que moi
je pouvais changer face à ma fille et face à
cette
situation désagréable.
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