Claude
mon ange, mon amour
Petit,
tu es arrivé le 3 février 1960, alors que les
médecins avaient diagnostiqué mon incapacité
d'avoir
d'autres enfants, à cause de graves problèmes
sanguins
qui sans l'aide de transfusion d'un généreux
donneur,
n'auraient jamais pu se résorber.

C'est alors que le miracle de la vie se
manifesta de
nouveau en moi, tu t'es installé tout près de
mon coeur,
je t'ai senti bouger et vivre durant neuf mois,
sans
avoir aucun malaise et lorsque vint
l'accouchement,
tu t'es fait tout petit refusant même de
respirer, aurais-tu
pressentis ton destin, puisque le médecin a dû
te
suspendre afin de te réveiller? Tu fus placé
dans un
incubateur seulement pour quelques heures et
puis nous
t'avons amené faire connaissance avec tes
autres frères,
Donald et Larry ainsi qu'avec ta soeur
Christine,
ils t'attendaient sagement à la maison.

Bébé sage, en santé, enjoué, rieur, sans
aucun problème,
tu gazouillais toute la journée et tu égayais
la maisonnée.

Et puis, le 7 novembre 1961 survint le drame qui
t'arracha à nous. Comme tout enfant normal,
alors
que tu portais tout à ta bouche, tu avalas des
médicaments
que tu n'aurais jamais dû trouver. Et ce fût
le drame!
Tu décédas en laissant une famille éplorée,
et tes
frères, ta soeur qui ne comprenaient pas trop
ce qui se
passait auraient bien aimé savoir quand tu
reviendrais.

Malgré toute la souffrance que nous
ressentions, nous
avons bien dû admettre ton départ, et un
immense vide
s'est créé en nous.

Sachant bien que les enfants nous sont prêtés
par Dieu
et qu'ils ne nous appartiennent pas, nous Lui
avons
souvent demandé de nous aider à accepter cette
épreuve
et même si René et Sandra sont nés par la
suite, ton
souvenir demeurait en nous et ton décès
imprévisible était
toujours aussi difficile à accepter.

Un jour le moral étant au plus bas, après 20
ans,
le 7 novembre, j'ai demandé à Dieu de m'aider
à
accepter ton départ, me rendant compte que tu
étais
heureux là-haut, que tu ne subissais pas les
épreuves
de la vie. Alors tu m'as répondu par une voix
que je
ne peux expliquer, j'ai ressenti une chaleur
dans tout
mon corps. J'ai compris que tu pouvais
intercéder pour
nous, que tu avais été notre joie, et que
maintenant tu
étais notre guide et notre protecteur.

Depuis ce temps, je te sens près de mon coeur,
et je
sais que tu veilles sur nous tous. Tu fais
partie de la
famille toi aussi Claude et personne ne t'a
oublié,
au contraire, nous sommes certains que tu te
joindras
à nous tous pour cet hommage que nous rendons
à nos
aïeux et nous pensons à ce temps heureux où
tu
faisais notre joie.
Ta mère qui t'aime et qui t'embrasse!
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