Coutumes et traditions de Noël



D'où vient Noël?

C'est au IV siècle (en 354) que l'Église institua la célébration
de la naissance du Christ, par la Nativité. Elle choisit la date du 25 décembre
 pour rivaliser et remplacer une fête païenne qui célébrait à cette date-là,
le Sol Invictus du culte de Mithra. (En raison de la popularité de ce dieu,
 en 274 l'empereur romain Aurélien avait déclaré son culte, religion
d'état et fixé sa fête au 25 décembre).
Initialement, la célébration de Noël se résumait
 à la messe de la Nativité .
Noël est ainsi devenu la fête solennelle de la naissance de Jésus-Christ
 dans toutes les Églises chrétiennes.
Au fil du temps, la piété des fidèles en a fait la fête chrétienne la plus populaire.
 Et Noël est aussi devenu la fête de l'enfance, celle de la famille.
 C'est une fête communautaire qui réunit les croyants et les non-croyants
 dans la paix et l'amour. On appelle «temps de Noël»
 la période qui va du 25 décembre au dimanche après l’Épiphanie.



La Veillée de Noël

Autrefois, toute la famille, parents, grands-parents et enfants
se réunissait devant la cheminée.
 C'était la veillée de Noël. Les enfants chantaient des refrains de Noël
 et écoutaient des histoires racontées par les grands-parents,
 tandis qu'une bûche brûlait dans la cheminée.
De nos jours, la bûche de Noël est symbolisée par un gâteau.
Autrefois, c'était un très gros tronc d'arbre que l'on brûlait dans la cheminée.
 La bûche était choisie dans un bois très dur pour qu'elle brûle longtemps.
 Décorée de feuillages et de rubans, celle-ci était posée dans la cheminée puis
allumée par le plus jeune et le plus âgé, après avoir été bénie par le chef
 de la famille avec de l'huile ou de l'eau-de-vie.



Le Feuillage de Noël

Pour fêter Noël, toute la famille décore la maison pour lui
donner un air de fête: le vert et le rouge sont les couleurs traditionnelles de Noël.
 Cette coutume de décorer la maison avec du feuillage est très ancienne.
 Même avant de fêter Noël, on décorait déjà la maison en décembre,
pour fêter la fin des longues nuits d'hiver. Le houx, avec ses feuilles piquantes,
 représente la couronne du Christ et les boules rouges, ses gouttes de sang;
 le gui est censé porter bonheur; le romarin symbolise l'amitié et le lierre l'affection.



La Paille, symbole de la crèche


Depuis très longtemps, bien avant que l'on fête Noël,
de nombreuses coutumes suédoises étaient liées à l'utilisation de la paille.
 On répandait de la paille sur le sol pour chasser les mauvais esprits.
On préparait les lits pour le cas où des morts reviendraient sur terre.
La famille couchait par terre. Cette coutume se poursuivit avec
l'apparition des fêtes de Noël, car on ne devait pas dormir plus
confortablement que Jésus.
En Pologne, on place de la paille entre la table et la nappe avant de servir
 le repas du Réveillon, afin de se rappeler l'humble naissance de Jésus.
 En signe d'humilité, le repas de la veille de Noël ne comporte pas de viande
 et on servira entre autre du poisson et des rouleaux au chou farcis
de riz et de champignons.



L'origine du Sapin de Noël

Les premières descriptions de l'arbre de Noël apparaissent en Alsace,
 en France au XVI siècle. On dressait un sapin sur la place de l'hôtel de ville.
 La veille de Noël, des spectacles se déroulaient devant les églises:
 on dansait autour de l'arbre de paradis, représenté par
 un sapin décoré de pommes. Puis le sapin fit son entrée dans les maisons.
 Au début, il était suspendu au plafond, une pomme fixée à son tronc.
 Ensuite, on a pris l'habitude de placer le sapin dans un bac rempli de sable.
Le sapin était secoué pour faire tomber les gâteaux et les petits jouets.



Le 1er sapin de Noël

Déjà à l'époque des Celtes, il était question d'un arbre au 24 décembre,
le jour qu'ils considéraient comme la renaissance du Soleil.
 Étant donné qu'ils avaient coutume d'associer un arbre à chaque mois lunaire,
 ils avaient dédié l'épicéa (qui était "l'arbre de l'enfantement") à ce jour-là.

Il y a aussi une histoire avec un moine Allemand de la fin du VII siècle,
et la légende qui s'ensuivit.

Saint Boniface (né en 680) était un moine évangélisateur qui voulait
convaincre des druides germains des environs de Geismar, que le chêne
 n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un.
 "En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à
l'exception d'un jeune sapin".
A partir de là, c'est la légende qui entre en jeu. D'après elle,
Saint Boniface aurait fait de ce pur hasard un miracle, et comme il était en train
 de prêcher la Nativité, il en profita pour déclarer :
 "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus."
C'est ainsi que depuis, on planta en Allemagne de jeunes sapins
 pour célébrer la naissance du Christ.



La décoration des sapins

D'abord avec des petites bougies, cela remonte au XVI ou XVIIe siècle.
À ce sujet on raconte que,
 alors qu'il rentrait chez lui un soir d'hiver, le théologien
Allemand Martin Luther
 réfléchissait au sermon qu'il devait prononcer le lendemain.
C'est alors qu'il fut frappé par la beauté de l'éclat
des étoiles qui brillaient à travers les sapins.
Il trouva le tableau si joli qu'il voulut le reproduire chez lui,
à l'intention de sa famille.
 Pour cela il dressa un arbre et installa des
chandelles sur les branches.

Est-ce le point de départ de la coutume des bougies dans les sapins?
Toujours est-il que cette tradition ne commença à se développer
 vraiment qu'à la fin du XVIIIe siècle, voire même le début du XIXe
d'abord en Allemagne puis dans les pays slaves de l'Europe de l'Est.
Pour les faire tenir, on se débrouillait comme on pouvait : cire, épingles,
 puis arrivèrent des mini bougeoirs à pince (en 1890)
et des petites lanternes (à partir de 1902).

Ensuite, avec la fée électricité, cela s'est passé pour la première fois à New York.
C'est en 1882 qu' Edward Johnson (l'associé de Thomas Edison)
 installa une guirlande de 80 petites ampoules électriques.
 L'histoire dit qu'il les avait lui-même conçues.
En 1896, le Québec illuminait son premier sapin de Noël, à Westmount.
 En 1912, c'était au tour de Boston (USA).
Les grands magasins sautèrent sur cette lumineuse
occasion pour attirer la clientèle.
Le succès avait été si grand qu'en 1890 avait démarré
 une production de guirlandes électriques.



Les sapins extérieurs et artificiels

D'autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels,
apparaîtront au tournant du XXe siècle. Après la Première Guerre mondiale,
 cette nouveauté gagna l'Europe et se généralisa finalement
vers le milieu du XXe siècle.
 Vers la fin du XIXe siècle, apparut sur le marché, le sapin artificiel.
 Les plus anciens proviennent d' Allemagne et sont fabriqués à partir
 de fil métallique et de plumes d'oie ou de dinde, teintés en vert pour
 imiter les aiguilles du conifère. Depuis quelques décennies, la vente de l'arbre
 artificiel s'est largement répandue. On en trouve même des tous décorés
et des pliables, pour ceux qui ont peur de la chute des aiguilles.
On perd en charme tout de même...



Les premières boules

Les toutes premières décorations étaient constituées de fruits (pommes, oranges…)
 auxquels on ajoutait des petits motifs en papier et des hosties non consacrées.
On trouvait aussi des noix peintes, des bonbons, des figurines de massepain.
Les boules multicolores d'aujourd'hui ne rappellent-elles pas
 les fruits des premières décorations ?
En tout cas, il paraît… qu'à la suite d'une mauvaise récolte
de pommes en Alsace (France),
 un verrier de Strasbourg (Alsace) eut l'idée de les
remplacer par des boules de verre !
 L'idée plut tellement qu'un artisanat la développa.
Dans les années 1830, à Lauscha (Allemagne) on produisait des "kugels"
 (boules de verre) qui étaient destinées à protéger la maison des mauvais esprits.
 Au milieu du XIX siècle, ce sont les boules de Lorraine et de Bohême
 qui furent les plus appréciées. Elles étaient en verre soufflé et peintes à la main.
 Quant aux friandises (bonbons, confiseries, fruits secs…) elles ne mirent
 pas longtemps pour faire leur entrée dans les décorations.


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