À bientôt
(Ceux qui restent)

À la mort de son fils, Doris Lussier écrivait ceci:

Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit,
c'est un immortel qui commence.

C'est pourquoi, en allant confier le corps de mon fils à la
terre accueillante où il dormira doucement à côté des siens,
en attendant que j'aille le rejoindre,
je ne lui dis pas adieu, je lui dis à bientôt.
Car la douleur qui me serre le coeur raffermit,
à chacun de ses battements, ma certitude
qu'il est impossible d'autant aimer un être
et de le perdre pour toujours.

Ceux que nous avons aimé et que nous avons perdus
ne sont plus où ils étaient,
mais ils sont toujours et partout où nous sommes.
Cela s'appelle d'un beau mot plein de poésie et de tendresse:
le souvenir.

À mon tour, chers parents et amis,
à mon tour, Marie-Ève et François,
À mon tour, Natasha,
oui, à mon tour de vous dire à bientôt.
Je vous attends dans un bonheur sans fin.

Entre temps, je veillerai sur vous.
Je continuerai de vous aimer, au-delà du temps
et de l'espace...
au delà des apparences.
Je suis là, avec vous, jusqu'à la fin des temps.
Et je vous prépare une place...

À bientôt!


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