Si je pouvais revenir
(Ceux qui restent)


J'aimerais tant pouvoir raconter à ceux qui sont
restés sur terre ce que je vis maintenant.

Je me dis que, bien qu'il soit impossible pour eux
de connaître un tel bonheur, du moins peuvent-ils
imaginer un peu à quoi ressemble cette réalité en
contemplant les oeuvres du Créateur.

Heureusement, Dieu nous a donné des pistes de réflexion.

Je pense ici au conte de Walter Dudley Cavert, professeur,
pasteur et écrivain qui nous dit de ne pas nous inquiéter à propos
de ce qu'il peut y avoir ou ne pas y avoir au-delà de la mort.
Cette poésie en est inspirée.

Au fond d'un marécage vivait une famille
de toutes petites larves accrochées aux brindilles.
Elles ne pouvaient comprendre que nulle ne revenait
après avoir grimpé aux tiges du marais.

Là tout au fond de l'eau, elles regardaient les soeurs
monter le long des tiges de lys et cela à toutes les heures.
Voilà que deux d'entre elles, l'une l'autre se promirent
que la prochaine élue reviendrait pour leur dire.

Bientôt l'une d'entre elles se sentit appelée
à gagner la surface et à s'y reposer.
Là au sommet du lys, elle se vit transformée
en une libellule: mais alors quelle beauté.

C'est en vain qu'elle voulut accomplir sa promesse
volant d'une rive à l'autre et revenant sans cesse.
Elle voyait bien ses soeurs qui l'attendaient en bas
mais pour la reconnaître, elles ne le pouvaient pas.

Si nous ne voyons pas tous ceux que nous aimons
après avoir subi une résurrection,
il ne faut pas conclure, je vous prie mes amis,
qu'ils ont cessé de vivre et que c'en est fini!


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