L'essentiel, c'est la santé
(L'acceptation)


Chaque soir, lorsque nous nous couchons, mon épouse
et moi, nous récitons ensemble le Notre Père avant de
nous endormir. Nous faisons le point sur la journée et nous
remettons notre esprit entre les mains de Dieu.
Que ta volonté soit faite: voilà où j'en suis rendu!
L'acceptation de la Volonté de Dieu me semble essentielle.

On dit: L'essentiel, c'est la santé!
Je dois d'abord dire que c'est vrai.
Je dois le dire au nom de tous ceux et celles qui donneraient
beaucoup pour un tout petit peu de santé.
Sans la santé, je suis comme le pianiste sans piano, je suis rejeté
dans le silence, malgré tous mes talents.
L'essentiel, c'est la santé.
Je dois le dire parce que tout l'Évangile rejette la maladie hors
des frontières du Royaume. C'est la soeur de la mort, la mort,
c'est l'ennemie et elle sera vaincue.
Jésus a fait le nécessaire pour que personne ne l'ignore.

L'essentiel, c'est la santé: Eh bien! maintenant, j'affirme que
c'est aussi faux. Parce que, si j'y crois trop, il m'arrive de ne plus
penser au sens de la vie et de me concentrer seulement sur la santé.
Alors là, je me préoccupe davantage de durer que de remplir ma
mission sur terre.

Enfin, que l'essentiel soit la santé, c'est encore faux
parce que c'est souvent parmi les malades que se trouvent les
vies les plus remarquables. Et il n'est pas rare, paradoxalement,
que certains malades soient la santé du monde.

J'ai dû faire un bon bout de chemin dans l'acceptation de
ma maladie pour affirmer que la santé n'est rien quand on n'a qu'elle.
Quand je prie Notre Père, en demandant que sa volonté soit faite,
je prie Dieu afin qu'il me donne une santé totale, celle qui va des
pieds à la tête, mais aussi du coeur à l'esprit.
Je commence à me méfier un peu des santés de fer:
c'est de là souvent, que vient la rouille.

Que ta volonté soit faite, Seigneur!


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